C’est à Bornheim, en plein cœur de la pampa allemande non
loin de Köln (Cologne), que s’est déroulé ce séminaire.
Je suis partie avec Alexandra (« Sacha » en
russe), une autre volontaire de Potsdam. Après avoir passé 6/7 heures plutôt
chaotiques dans les transports, la cerise sur le Kuchen : une montée de la
muerte à pied avec les valises (grosses valises sous les yeux aussi…) jusqu’à
la Jugendakademie. Mais en récompense des champs et des chevaux à perte de vue.
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| Panorama quotidien |
Herzlich Wilkommen (bienvenue!)
Avant de partir je savais seulement que j’allais vivre une
semaine avec d’autres volontaires de toute l’Allemagne sans avoir une idée
précise du programme.
Volker et Krisis, les formateurs, nous ont tout de suite mis
dans le bain. Les premiers jours seraient destinés à faire connaissance, faire
le point sur nos expériences, mieux connaître nos droits en tant que
volontaire, et pouvoir résoudre des situations conflictuelles dans nos
structures.
Puis un second temps : ouverture sur l’Europe avec un
focus sur l’Allemagne et les autres pays lors de la 2nde guerre
mondiale, et une partie destinée à la question de la citoyenneté active via le
volontariat.
A première vue ça paraissait costaud (surtout en
allemand ! Langue choisie dès le départ par les formateurs) mais les
méthodes appliquées ont tout rendu digeste voire very funny and interesting.
Quelques unes en vrac :
- Tous les « warming up », petits jeux de groupe choisis par un volontaire avant de débuter les temps du matin et de l’après midi, histoire de se donner de la motivation.
- Le premier soir, une sorte de « speed dating » avec sur différentes tables des questions précises autour desquelles discutailler.
- Le premier jour, un jeu d’équilibre où nous avons dû tenir à 25 sur une grande planche en bois instable sans qu’elle touche le sol. Parfait pour la coopération.
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| Wunderbar ! |
- Une promenade « méditative » dans les environs avec à différents endroits des questions pour faire le point sur notre début d’aventure.
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| A cet endroit, il s'agissait d'inscrire sur un papier un point négatif de notre vie avant de partir en volontariat puis de le mettre au feu. |
- Des Workshop (atelier) à préparer en petit groupe pour ensuite le faire vivre aux autres. L’occasion de faire découvrir « the » chanson phare à ma kita, qui est parfaite pour apprendre des mots basiques grâce à des gestes associés.
Et maintenant je vous laisse imaginer des pauvres volontaires qui gesticulent et chantent sur cette chanson sans parfois connaître un mot, et tous les fous rires que nous avons eu.
- Et pleins d’exercices très simples, sous forme de jeux, pour s’exprimer devant les autres et prendre position.
| D'où je viens, où je vis actuellement, ce que j'aime dans la vie. |
| Se donner de bons conseils |
| Présenter ses ressentis sur son projet en image |
L’un fut pour moi riche en émotions. Il s’agissait pour
chaque volontaire de déposer sur une ligne chronologique tracée au sol un ou
plusieurs papiers avec un fait marquant concernant son pays d’origine durant la
2nde guerre mondiale. Nous avions la possibilité de raconter aussi
une anecdote en lien avec notre histoire personnelle/familiale.
L’occasion d’en apprendre plus sur certains pays comme la
Georgie, l’Ukraine, la Turquie, la République Tchèque. Même si mes études
d’Histoire m’avaient éclairée sur cette période, c’était super intéressant de
se dégager des bouquins et du scolaire, et surtout de ne pas regarder les faits
que sous l’angle de son propre « drapeau ». Au final, c’était bien
évidemment la même galère pour tous, et nationalismes, va-t-en-guerre, dictatures,
à part briser des vies n’apportent que de la souffrance. (Sans virer bisounours
à cœur, entendre l’histoire des arrières grands parents des volontaires envoyés
dans les camps de travail et de concentration fait se questionner sur la
condition humaine.)
Même sentiment lors de la visite du musée à Köln où la
gestapo enfermait, interrogeait et exécutait dans une maison en plein cœur de
la ville, sous le regard complice des voisins, des personnes dites
« ennemis » du 3eme Reich.
Autre exemple d’exercice que je note ici, le temps sur les
stéréotypes. Pour la énième fois depuis le début de mon projet, je retrouve en
pôle position des images de la France le fait que les français ne font aucun
effort pour parler une autre langue avec les non-autochtones. (sans oublier les
grenouilles et la Marseillaise). Heureusement chacun a pu exprimer son ressenti
à la lecture des stéréotypes et a reconnu avoir pleins de préjugés sur les
autres cultures.
Pleins de travaux de groupe nous ont ensuite permis de
constater que le mot « Culture commune » ne signifie pas grand chose,
et que deux personnes ayant grandi dans les mêmes lieux, avec les mêmes
conditions de vie (comme ce fut le cas lors de ce séminaire) ne partageaient
pas le même point de vue ou sentiment dans une même situation. Aussi, ce n’est
pas parce que tu grandis en Allemagne que tu aimes forcément la bière et que
t’es quelqu’un d’hyper ponctuel. Et c’est bien dommage de se priver de
découvrir une personne ou un pays à cause de critères déjà préconçus qu’on lui
attribue.
Que les français me remercient, à la fin du séminaire
l’image du pays était remonté en flèche ;). Aber ! (mais), ce n’était
pas très compliqué parce qu’heureux constat, le point commun de tous ces
volontaires est de s’intéresser un minimum à l’autre et d’être ouvert à la
différence.
Malgré la barrière de la langue, nous avons eu l’opportunité
d’échanger sur nos expériences, de nous enrichir mutuellement, de parler de nos
lieux d’origine, de nous prendre la tête pour trouver des compromis, de réaliser
de supers projets (bientôt notre article en ligne publié sur le site d’Erasmus
+ autour de la question de la citoyenneté active) , et surtout, surtout !
, de décompresser ensemble (2 anniversaires, une virée à Köln et une dernière party déjantée ..).
Cependant certains ont vraiment galéré à suivre le séminaire
en allemand et c’était leur point négatif, approuvé par les formateurs qui
feront différemment la prochaine fois.
Très belle semaine au final pour retrouver des forces avant
les mois glacials et la fatigue au travail. Et surtout de très belles
rencontres qui suscitent l’envie de voyager encore et encore !
















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