vendredi 18 mars 2016

Wenn du fröhlich bist, dann klatsche in die Hand

La fameuse « soirée interculturelle » du 30 mars et sa préparation sans fin (la grande question du moment : la couleur des serviettes ! :) ) approche à grand pas.

Il a fallu tout prévoir de a à z : déco, plats, jeux pour nos 50 invités (les membres de la Jeunesse et Sport, les directeurs de structures, nos mentor, les anciens volontaires, etc.).
Et Vita, notre tutrice qui vient normalement une fois par semaine à l’appart, a redoublé les visites, ne voulant rien laisser au hasard.

A première vue ça n’a pas l’air compliqué à organiser, mais rien que la réalisation du grand quizz à 10 nous a pris 5 heures.

Malgrè tout je suis très fière de nos bouquets de fleurs en origami (coachés par Egle, qui me répétait 20 fois la technique en anglais que je l’oubliais aussitôt). 

Aux couleurs de nos différents drapeaux


Et c’était toujours un plaisir de nous réunir autour de la guitare pour répéter nos chansons (Imagine de Lennon et New York-Rio-Rosenheim du groupe allemand Sportfreunde Stiller).
Et comme nous avons prévu de faire vibrer les 50 personnes de l’assemblée, nous avons appris Wonderwall en bonus si les invités clament « une autre, une autre ».

L’occasion aussi de mettre la main à la pâte puisque j’ai prévu de faire deux gâteaux basques. Ne voulant pas me rater dans la confection des gâteaux le jour J, j’ai tenté la recette avant.
Et j’ai bien fait.
Cherchant dans mon traducteur le mot levure, je suis tombée sur « Hefe ». J’ai donc pris le sachet en demandant au préalable confirmation à la vendeuse de la biocop. C’est en ouvrant le bidule et en voyant la poudre marronnasse que j’ai compris qu’il y avait un problème. C’était tout simplement de la levure pour pain avec un goût bien particulier. 

Fini la biocop et son choix unique de produits chelou, c’est à Liddl que j’ai compris qu’à côté des sachets de « Hefe » existaient les sachets de « Backpulver ». Demandant à une autre cliente si ce « Backpulver » était une sorte de « Hefe » pour les « Kuchen » avec « Mehl, Butter, Eier, usw. » (farine, beurre, œufs) et obtenant une réponse positive, j’ai enfin pu confectionner mon gâteau basque sans pépin.

 
D'après mes colloc-cobayes il tient la route

Comme quoi, utiliser simplement un traducteur (et son magasin bio) ne permet pas toujours de trouver son bonheur.

Autre point positif, Potsdam revêt enfin sa tenue printanière, les oiseaux chantent, le soleil brille (parfois, si, si..). Et Johanna m’a donc demandé d’apprendre aux enfants un Lied français sur le printemps. L’occasion de brancher le piano électrique et de m’en donner à cœur joie. Des années que je n’avais pas joué, mais de la même manière qu’ils sont indulgents avec mon langage, les enfants ne jugent pas quand je déchiffre tant bien que mal les partitions. J’étais par contre très fière de voir la petite Nele apprendre son premier morceau à mes côtés.

Car en plus de mon projet « danse et mouvement »,  je dois maintenant réaliser un projet  interculturel via des jeux, des chants, et tutti. Je pensais le faire dès mon arrivée à la kita, mais les choses ont toujours évolué trèèèèès lentement dans ce projet et il a fallu que Vita fasse sa première visite dans ma kita la semaine dernière pour évoquer le sujet.
L’occasion aussi de remettre sur le tapis les cours de langue. Normalement fin avril débutent deux fois par semaine des cours d’allemand à Potsdam et si le niveau est à ma portée je me lancerai dans l’apprentissage plus poussé de la langue de Goethe. J’espère que ce ne sera pas un cadre trop scolaire car après ces dernières années à cotoyer l’éducation nouvelle j’aurai du mal à bachoter mes leçons et à faire mes devoirs notés. Wait and See.

La semaine prochaine, je vais profiter des congés de Pâques pour repartir à l’aventure dans Berlin et vadrouiller dans de nouveaux quartiers, loin des préoccupations du volontariat.



Bis bald


Bonus : J'ai retrouvé une photo de mes Hausschuhe. Dans un des premiers articles j'avais parlé des chaussons que doivent mettre les enfants à la kita et que ma Mentorin d'alors m'avait demandé de porter aussi. Bien que les adultes portent des crocs ou des sandales (Birkenstock of course), j'avais jeté mon dévolu sur du kitsch moutonneux histoire d'égailler mon quotidien en ayant bien chaud. 


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