La fameuse « soirée interculturelle » du 30
mars et sa préparation sans fin (la grande question du moment : la couleur
des serviettes ! :) ) approche à grand pas.
Il a fallu tout prévoir de a à z : déco, plats,
jeux pour nos 50 invités (les membres de la Jeunesse et Sport, les directeurs
de structures, nos mentor, les anciens volontaires, etc.).
Et Vita, notre tutrice qui vient normalement une fois
par semaine à l’appart, a redoublé les visites, ne voulant rien laisser au
hasard.
A première vue ça n’a pas l’air compliqué à organiser,
mais rien que la réalisation du grand quizz à 10 nous a pris 5 heures.
Malgrè tout je suis très fière de nos bouquets de
fleurs en origami (coachés par Egle, qui me répétait 20 fois la technique en
anglais que je l’oubliais aussitôt).
| Aux couleurs de nos différents drapeaux |
Et c’était toujours un plaisir de nous
réunir autour de la guitare pour répéter nos chansons (Imagine de Lennon et New
York-Rio-Rosenheim du groupe allemand Sportfreunde Stiller).
Et comme nous avons prévu de faire vibrer les 50
personnes de l’assemblée, nous avons appris Wonderwall en bonus si les invités
clament « une autre, une autre ».
L’occasion aussi de mettre la main à la pâte puisque
j’ai prévu de faire deux gâteaux basques. Ne voulant pas me rater dans la
confection des gâteaux le jour J, j’ai tenté la recette avant.
Et j’ai bien fait.
Cherchant dans mon traducteur le mot levure, je suis
tombée sur « Hefe ». J’ai donc pris le sachet en demandant au
préalable confirmation à la vendeuse de la biocop. C’est en ouvrant le bidule
et en voyant la poudre marronnasse que j’ai compris qu’il y avait un problème.
C’était tout simplement de la levure pour pain avec un goût bien particulier.
Fini la biocop et son choix unique de produits chelou,
c’est à Liddl que j’ai compris qu’à côté des sachets de « Hefe »
existaient les sachets de « Backpulver ». Demandant à une autre
cliente si ce « Backpulver » était une sorte de « Hefe »
pour les « Kuchen » avec « Mehl, Butter, Eier, usw. »
(farine, beurre, œufs) et obtenant une réponse positive, j’ai enfin pu confectionner mon gâteau basque sans pépin.
Comme quoi, utiliser simplement un traducteur (et son
magasin bio) ne permet pas toujours de trouver son bonheur.
Autre point positif, Potsdam revêt enfin sa tenue
printanière, les oiseaux chantent, le soleil brille (parfois, si, si..). Et
Johanna m’a donc demandé d’apprendre aux enfants un Lied français sur le
printemps. L’occasion de brancher le piano électrique et de m’en donner à cœur
joie. Des années que je n’avais pas joué, mais de la même manière qu’ils sont
indulgents avec mon langage, les enfants ne jugent pas quand je déchiffre tant
bien que mal les partitions. J’étais par contre très fière de voir la petite
Nele apprendre son premier morceau à mes côtés.
Car en plus de mon projet « danse et mouvement », je dois maintenant réaliser un projet interculturel via des jeux, des chants, et tutti. Je pensais le faire dès mon
arrivée à la kita, mais les choses ont toujours évolué trèèèèès lentement dans
ce projet et il a fallu que Vita fasse sa première visite dans ma kita la
semaine dernière pour évoquer le sujet.
L’occasion aussi de remettre sur le tapis les cours de
langue. Normalement fin avril débutent deux fois par semaine des cours
d’allemand à Potsdam et si le niveau est à ma portée je me lancerai dans
l’apprentissage plus poussé de la langue de Goethe. J’espère que ce ne sera pas
un cadre trop scolaire car après ces dernières années à cotoyer l’éducation
nouvelle j’aurai du mal à bachoter mes leçons et à faire mes devoirs notés. Wait and See.
La semaine prochaine, je vais profiter des congés de Pâques pour repartir à
l’aventure dans Berlin et vadrouiller dans de nouveaux quartiers, loin des
préoccupations du volontariat.
Bis bald
Bonus : J'ai retrouvé une photo de mes Hausschuhe. Dans un des premiers articles j'avais parlé des chaussons que doivent mettre les enfants à la kita et que ma Mentorin d'alors m'avait demandé de porter aussi. Bien que les adultes portent des crocs ou des sandales (Birkenstock of course), j'avais jeté mon dévolu sur du kitsch moutonneux histoire d'égailler mon quotidien en ayant bien chaud.
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