vendredi 23 octobre 2015

Oje !






Semaine éprouvante à la Kita parce que l’ambiance était morose dans mon groupe. A force je n’avais plus du tout envie d’y retourner ni de me dire que je devrai passer un an comme ça.

Les deux Erzieher qui travaillent avec moi (dont ma tutrice) semblaient dépasser par les évènements et ne communiquaient presque plus. Les évènements en question c’est les frasques d’Arran, un petit de 3 ans qui ne peut s’empêcher dès qu’il est en présence des autres enfants de les mordre jusqu’au sang, de leur arracher les cheveux, de leur balancer des objets dessus. Du coup, il faut être en permanence avec lui sinon dans la minute qui suit c’est le « drame » assuré. Or comme l’équipe ne sait pas comment gérer, je me suis retrouvée parfois seule une heure avec Arran pendant que les autres enfants faisaient la sieste et cette situation a été laborieuse pour moi puisque je n’ai pas les compétences (ni la langue !) pour faire face.

Tous ces pleurs d’enfants « traumatisés » par Arran ont perturbé une Erzieher qui ne souriait plus et semblait vraiment souffrir de la situation. Ajouté à ça ma tutrice stressée qui ne me prévient plus du programme en cours, et ça donne une Sara qui se retrouve seule un beau matin avec les enfants pour un MorgenKreise que j’ai improvisé du mieux possible.

Et puis les : Sara fais ci ou ça sans un merci à la clef, à force ça fait larbin de base et je ne voyais plus bien mon rôle de volontaire (un atout pour l’équipe ou Cendrillon ?). D’autant plus qu’entre la journée type inscrite dans le programme lu en France et la réalité, il y’avait un fossé. Je n’ai pas assisté à une seule activité comme la musique, le yoga, le sport… depuis mon arrivée.

Heureusement hier j’ai pu aller dans le groupe des « grands » pour remplacer une Erzieher absente et j’ai enfin pu accompagner un petit groupe de filles ultra motivées en salle de gym après une matinée déguisement et maquillage. Enfin cet échange que j’attendais !

Tout au long de cette semaine, Daria a été mon ange gardien. Comme elle vit à l’appart (et travaille donc dans ma Kita) elle m’a écoutée, m’a dit qu’elle me comprenait (étant passé par là aussi quand elle était volontaire) et que je devais absolument faire part de mes difficultés à Heide, la directrice avec laquelle elle s’entend très bien.
J’ai donc passé le jeudi soir à transcrire en Allemand mon ressenti et hier j’ai pris mon courage à deux mains pour discuter avec Heide.
Cette dernière, à l’écoute, m’a dit qu’elle comprenait que c’était très difficile en ce moment dans mon groupe et que je n’avais pas eu de chance d’arriver à ce moment là. Mais que les choses n’étaient pas toujours ainsi. Pour Arran, elle doit voir les parents dans 2 semaines pour trouver une solution adéquate avec eux. Elle reconnaît qu’ils n’ont pas les compétences à la Kita pour l’accompagner.
C’était la première fois qu’elle voyait un programme « type » pour un volontaire et m’a dit que dans quelque temps, quand je parlerai mieux, je pourrai parfois aller dans le groupe des « grands » pour proposer des activités.

Bref, j’espère que petit à petit les choses vont évoluer et qui sait, que je m’épanouirai (comme je le souhaitais fortement) dans ce volontariat en Kita.

Sinon à la coloc encore et toujours des petits bonheurs partagés pour soulager le quotidien. Aujourd’hui c’est préparation (et dégustation !) collective d’un tiramisu et sortie au parc. Le soleil (miracle!) ayant décidé de faire une brève apparition sur Potsdam. 


J’en profite pour faire un clin d’œil aux frenchies qui pensent à moi et me soutiennent aussi ;)

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